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Paris Joaillerie

Grand écrin : L'œil de Catherine Schwaab

Associer ou désassortir ? Associer ou séparer ? Franchement en 2008, malgré le retour du tailleur, il faut se méfier de la « panoplie ».

Le tout-perles, le tout-gold, le château-de-strass... Attention au bling-bling. A moins de savoir jouer l’humour baroque qui ose tout et fait désormais partie des codes fashion, le goût du bijou en été se module en fonction du bronzage (qui habille) et de l’épaisseur du tissu (qui déshabille). Le gold avec le silver, la pierre avec la résine, le design avec le vintage, ça se dose et ça s’harmonise, sinon, comme les couleurs, ça jure.

On créé son architecture : il faut un pôle fort, un pôle moyen et éventuellement des satellites. En clair : la grosse pièce qui domine (moderne, vintage, gold, silver, platine, perles, pierreries, etc.) ; puis une parure qui n’attire l’œil qu’en deuxième sans voler la vedette à la première ; et enfin, pour les acharné (e) s, le détail qui se voit à peine, en contrepoint.

Concrètement, ce pourrait être un gros collier moderne de résine vive ou une version contemporaine de la rivière de diamants en numéro 1, un bracelet sobre, vintage ou actuel -ou une grosse bague monumentale, animalière, végétale, carrée... -en 2, et éventuellement en 3, des créoles fines -ou des clips « boule » de couleur contrastée qui donnent juste la lumière nécessaire au visage.

Et tant pis pour le bracelet à breloques, tant pis pour les pendants brillants, tant pis pour les perles fifties, les chaînettes, la médaille de la Sainte Vierge...

Et ne jamais oublier que sur un teint (trop) bronzé, les bijoux pèsent plus lourd. Limite re-lou.




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