Depuis longtemps déjà le joaillier Philippe Tournaire parle d’architecture par bijoux interposés, associant les pierres précieuses en figures géométriques à la manière de plans colorés.
De ces abstractions imaginaires, il a décidé de livrer le mystère en les concrétisant.
Vues du dessus, ses nouvelles bagues en or ou en platine, cercles, carrés, rectangles se juxtaposent de la même manière, mais cette fois il s’agit de toits de temples romans, gothiques ou chinois, de maisons ou de villages fortifiés, dont on découvre les bâtiments sur le champ de la bague (1).
Les bagues architecturales ne sont pas nouvelles raconte Philippe Tournaire, on les retrouve dès l’époque Mérovingienne (VIe S. après J-C). La plupart ont été retrouvées en Gaule dans les tombes de femmes de la haute aristocratie et étaient appelées Bague de la foi.
On retrouve aussi aux XVIème et XVIIème siècle des bagues de mariage juives médiévales, qui sont ornées d’un petit édifice qui symbolise à la fois la nouvelle maison du couple et le Temple de Jérusalem détruit.
Dans le même esprit, Philippe Tournaire a imaginé une montre (animée par un calibre mécanique à remontage automatique) baptisée Les Portes du Temps, (proposée en différentes versions, pavées ou non, avec cadran en ivoire de mammouth ou en acier damas) sur laquelle il a reproduit les portes les plus célèbres pour y symboliser l’histoire de l’Humanité.